Accueil Date de création : 26/08/07 Dernière mise à jour : 13/03/10 22:45 / 704 articles publiés

Scritti e scartafacci

a socièta sculcaraccia in l'annate 1500 é 1600  (Scritti e scartafacci) posté le vendredi 27 novembre 2009 19:40

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Des hommes et une piève

 

Contrairement à une idée reçue, la société corse de cette période 1500-1600 est relativement mobile. On n’hésite pas à quitter son village d’origine pour s’installer ailleurs. Les actes du civile governatore nous permettent également d’entrevoir que les habitants de Scolca « bougent », au moins à travers la piève et occasionnellement même au-delà. Dans les années 1610, le futur padre del commune Arcangelo de Scolca est domicilié à Lucciana, tout comme le notaire Angelo Francesco q. Casano également originaire du même village. Le notable Salidonio de Scolca est établi à Borgu. Le patronyme du notaire exerçant à Borgu de 1652 à 1681 donne son origine : il s’agit de Giuliofrancesco Scolca. Enfin, Giovanmatteo Retale de Bigorno (mais il s’agit ici probablement du nom de la piève et non de celui du village), peut être parent de Salidonio de la Scolca, est soldat à Gênes dans la compagnie levée par le capitaine Giovanbattista Belgodere.

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Les institutions locales du village

 

A partir des années 1560, le podestà représente la communauté et défend ses intérêts collectifs de celle-ci. C’est une sorte de maire avant l’heure. On note dans les actes du civile governatore, l’élection de ce représentant pour Scolca en 1572 et 1585. En 1594 et 1595 est désigné comme podestà d’Erbaghju et de Scolca Antone q. Marco. En 1607, Orsone q. Battista, Piergiovanni q. Nielino et Arcangelo q. Martino deviennent Padri del commune de Scolca et d’Erbaghju. En 1609, c’est Martino qui est élu à la même charge pour la communauté de Scolca. Ce Martino est sans doute le fils d’Arcangelo puisqu’il porte le même prénom que le père de ce dernier. Les dynasties d’hommes politiques ne datent pas d’hier… Notons enfin qu’en 1617, les règlements édictés par la communauté de Scolca sont homologués par l’autorité génoise. On procède aussi régulièrement à l’élection des chasseurs de la communauté et à celle des gardes- champêtres. En 1585 sont ainsi élus les chasseurs des communautés de Lentu, Canavaghja, Vulpaiola et Scolca. Ces chasseurs avaient le droit d’être armés en permanence et étaient payés par les communautés pour chasser les nuisibles et protéger les troupeaux, les semences et les récoltes des dégâts provoqués par les animaux parmi lesquels l’ours. Leur nomination était soumise à l’approbation du magistrat de la province. En 1621, 1635 et 1649 : sont désignés les gardes-champêtres de Scolca. Ils assurent l’application des règlements communautaires et défendent l’utilisation exclusive du terroir par les habitants du village au détriment des villages voisins. Les actes du civile governatore font émerger quelques personnalités dont les pratiques procédurières – par ailleurs très courantes à cette époque – les désignent comme ayant un statut social supérieur. On peut donc citer quelques membres de cette notabilité sculcaraccia de la fin du XVIe et de la première moitié du XVIIe siècle. Dans les années 1580, Ferignaccio apparaît ainsi comme un propriétaire terrien assez important. Il a pour fils Orazio. Antone q. Marco est quant à lui élu deux fois podestà du village dans les années 1590. Enfin, dans les années 1640-1650, la figure du révérend Sansone, rettore de Scolca, met en lumière un ecclésiastique qui se comporte en véritable notable, propriétaire terrien auquel appartiennent également des troupeaux. Lui non plus n’hésite pas à se lancer dans de nombreux procès contre d’autres notables ou contre des communautés pour faire valoir ses droits. Il décède en 1654. La notabilité de Scolca s’enracine également – sans doute par des mariages – dans des villages voisins. Originaire de Scolca mais installé à Borgu, Salidonio y apparaît comme une personnalité importante. Propriétaire de bétail, il exploite également les terres appartenant à l’ancien podestà de Bastia Paolo Francesco Partenopeo, par ailleurs membre d’une grande famille de la noblesse génoise. Salidonio a au moins deux fils : Ottaviano déclaré comme fermier et Padovantone qui a épousé la fille du notaire Antonetto Ficaja. A sa mort en 1641, l’héritage de Salidonio fait l’objet de plusieurs requêtes de la part d’autres notables et de ses créanciers. Au début des années 1600, Arcangelo lui aussi sculcaracciu, est élu padre del commune de son village d’origine avant d’occuper une place politique importante à Lucciana dans les décennies suivantes.

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una pagina di a storia di a Scolca  (Scritti e scartafacci) posté le samedi 28 novembre 2009 18:57

arringrazià Sylvain Grégori pè u so aiutu  

 

Vistighe di a sucietà sculcaraccia in l’annate 1500 è 1600

En 1537, au cœur de la pieve de Bigorno dépendant de l’évêché de Mariana, les villages d’Erbaghju et de Scolca comptent respectivement 24 et 17 feux. Seul Lentu dépasse la centaine de feux. Dans son Dialogo nominato Corsica, l’évêque génois Monseigneur Giustiniani (1470-1536) évoque en quelques mots l’économie de la pieve à cette période : « produce biade, bestiami e qualche puoche castagne » C’est sans compter l’exploitation de la forêt de Stella qui, en ce XVIe siècle, sert à fournir le bois destiné à la construction navale et aux besoins des chantiers.

La société sculcaraccia à cette époque .

Quelques actes du Civile Governatore donnent des indications sur la population du village de Scolca aux XVIe et au XVIIe siècles. A cette période, les patronymes sont loin d’être généralisés dans la société insulaire, aussi désigne-t-on les individus par leur prénom de baptême suivi du prénom de leur père précédé de l’abréviation « q. » signifiant « fils de ». De même, trouve-t-on parfois la mention du village d’origine suivant le prénom. Ces deux types d’information permettent d’établir des filiations, parfois sur plusieurs générations puisque, à cette époque déjà, le petit fils prend généralement le prénom de son grand-père.

En 1555, un notaire officie à Scolca, il s’agit d’Anton de la Scolca. Sa présence dans ce village ne doit pas faire oublier que son activité professionnelle devait nécessairement s’étendre à toute la piève. Les Corses de l’époque moderne ont en effet souvent recours aux services d’un notaire, du moins pour les plus aisés d’entres-eux. Par l’écrit, le notaire fixe aussi bien les titres de propriété, les dots, les successions, ou encore les contrats de travaux entre un artisan et ses clients… Dans cette société encore fondée sur l’oralité, le but est d’éviter tout contentieux entre individus. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les inimitiés entre individus et familles ne se règlent donc pas systématiquement par la violence, même si en 1499, le gouverneur génois prononce le bannissement de Giovan Paolo de la Scolca pour homicide sur la personne de Ristoro de la piève de Bigorno. 

Plus fréquemment, les conflits privés tournent au procès. Scolca n’échappe pas à cette pratique généralisée dans toute la Corse à l’époque moderne. Dans une économie rurale et agricole, ces discordes sont le plus souvent en relation avec l’exploitation du terroir, de cheptel ou avec la notion de propriété.

Quelques exemples :  

En 1587, Rossignolo de Scolca et ses fils empêchent par la force Antonio q. Agostino de Catarello de cultiver une de ses propriétés. En 1589, Agostino de Scolca intente un procès à Giacomorso de Canavaggia au sujet de la propriété d’un terrain. En 1597, le seigneur Bartolomeo Invrea accuse Giosettino et d’autres habitants de Scolca d’avoir commis des dégâts sur ses terres. En 1602, Giacometto de Scolca traîne devant les tribunaux Bernardino de Vignale pour obtenir la possession d’un enclos. En 1625, Salidonio de Scolca se voit opposé au magnifico Paolo Francesco Partenopeo qui veut voir appliquer son droit de propriété sur les terres ensemencées par Salidonio. En 1635, Bruschino d’Olmeto est en procès avec Ottaviano, fils de Salidonio de Scolca, pour la revendication de la propriété d’un enclos.

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Le bétail est également l’enjeu de nombreux procès. En 1587, Ferigniaccio de Scolca tue un bœuf appartenant à Polidoro Negrone sous prétexte que le droit lui donne l’autorisation de tuer tout animal faisant des dégâts sur ses terres ensemencées et clôturées. En 1600, le gouverneur génois contraint les sculcaracci Gasano et ses frères à payer à Marco Maria et Antonsale de Vignale la somme de 8 lires pour une chèvre. En 1602, Salidonio de Scolca accuse Antongiacomo q. Giovannone de Lento de lui devoir le paiement de deux castrati (bœufs) d’une valeur de huit lires. En 1611, Giovanfrancesco q. Agostino de Scolca s’oppose devant les tribunaux à la dame Clara veuve de Giovanferrando pour la possession d’un cheptel.

Enfin, on se dispute parfois la production issue de la terre . En 1611, Virgilio q. Polidoro de Vignale assigne devant la justice Arcangelo de Scolca pour la restitution de 5 staja de blé.

De même, les individus se heurtent parfois aux communautés. En 1601, la communauté de Scolca est assignée par Martineto pour interdiction de passage dans son enclos situé à Campuccio. En 1623, Antognetto q. Gavino de Scolca ainsi que d’autres particuliers exigent d’être dédommagés par la communauté de Borgu pour le blé brûlé au lieu dit Poliani. La même année, les gardes-champêtres de Lucciana traînent devant les tribunaux le révérend Sansone et d’autres habitants de Scolca dans le but de les empêcher de pacager sur les territoires de Lucciana. Enfin, les communautés s’opposent également entre elles : la commune de Scolca est assignée devant les tribunaux par celle de Vulpaiola pour la réparation d’un chemin. En 1634, la communauté de Scolca demande aux autorités génoises de reconnaître son droit de pacage sur la plaine de Borgu. En 1648, le révérend Sansone de Scolca est en procès avec les communautés de Lucciana et de Borgo pour les empêcher de faire passer un chemin sur ses terres.

 

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PUB ...1930  (Scritti e scartafacci) posté le mercredi 28 octobre 2009 16:58

 

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pruvate dinù a tisana LABARDA è u PANGELOX di u duttore Bernard

http://bernard95740.blogzoom.fr/487770/Si-ca-ne-marche-pas-avec-le-riz/

 

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cartulina di Ziu Michè à u so parente Julien (1913)  (Scritti e scartafacci) posté le samedi 24 octobre 2009 10:20

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lettera di Zia Maria à u so fratellu  (Scritti e scartafacci) posté le lundi 19 octobre 2009 23:00

e cusi si sà chè Octave, u sgiò duttore,  hà u so brevetu !

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